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Agressions sexuelles entre enfants : l’effrayant phénomène

Voilà des faits divers dont l’on parle peu mais qui méritent pourtant une attention particulière tant ils sont inquiétants…

Les agressions sexuelles entre enfants se sont multipliées ces derniers mois !

En octobre, une affaire de viol en réunion entre élèves de 4 ans (!) a ainsi ébranlée une école maternelle du XIII e arrondissement à Paris. Selon les informations du Parisien, une fillette aurait été isolée par trois autres élèves et aurait été déshabillée par eux avant de subir une « pénétration digitale. »

En novembre, des faits similaires ont eu lieu, cette fois dans une école du Gard. Durant la récréation, deux garçons de 7 ans ont eu des « gestes déplacés » sur une de leur camarade de 7 ans, rapporte le Midi Libre.  

En décembre, c’est la Belgique qui a été le théâtre d’un autre drame de cette nature. A Bruxelles, dans le quartier de Schaerbeeck, deux garçons de 6ème primaire, l’équivalent de la première année de collège chez nous, auraient procédés à des attouchements sexuels répétés sur d’autres enfants de sexe masculin de leur école. Après enquête, les coupables ont finalement été exclus de l’établissement, rapporte la télévision publique belge qui rappelle que ce n'est pas la première fois qu'une école schaerbeekoise est secouée par des faits de mœurs entre élèves.

Marie Derain, secrétaire générale au Conseil National des Droits de l’Enfant (CNDE), reconnait que ces événements se produisent « plus fréquemment » qu’avant.

Interrogée par LCI, une porte-parole de l’association Stop aux violences sexuelles concède également « une augmentation, dans les trois dernières années, de la proportion d’agressions sexuelles d’un élève sur un autre dans les témoignages que nous recueillons. »

La militante associative donne plusieurs causes à ces actions : « l’enfant peut vouloir tester ce que lui a été fait, exprimer sa colère et sa haine ou reproduire, par un effet de mimétisme assez classique à cet âge, des images pornographiques et violentes auxquelles il aurait pu être confronté volontairement ou non. »

La banalisation de la pornographie, phénomène contre lequel Avenir de la Culture lutte depuis des années, a évidemment une responsabilité immense.

Aujourd’hui, sur leurs smartphones, les enfants sont exposés à des scènes sexuelles extrêmement brutales que les enfants des générations précédentes n’auraient même pas imaginées.

Mais un autre facteur est sans doute en cause : les cours d’éducation sexuelle. De plus en plus précoces, le contenu de ceux-ci constitue souvent une véritable incitation à la débauche avec la promotion de l’homosexualité, de la contraception, de l’amour libre et la découverte de toutes les pratiques et positions sexuelles envisageables.

Comment s’étonner que des enfants à qui on vole leur innocence finisse par adopter des comportements jusqu’alors réservés à des adultes pervers ?

Antoine Béllion