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Après plusieurs scandales, la Thaïlande interdit la GPA aux étrangers

Le parlement intérimaire de la Thaïlande vient d’adopter une loi qui interdit aux étrangers d’utiliser les services d’une mère porteuse dans ce pays qui est devenu, au fil des ans, l’une des principales destinations des couples en recherche de GPA. L’an dernier, l’affaire du bébé Gammy, « commandé » par un couple australien puis rejeté pour cause de trisomie 21, a provoqué un scandale médiatique, aggravé par le fait que le père « acheteur » avait été condamné pour pédophilie. C’est ce scandale - comme celui d’un père japonais qui a engagé au moins 16 mères porteuses pour autant de GPA - qui a entraîné ces restrictions légales. Mais le principe de la GPA est toujours accepté.

Il aura fallu 6 mois pour parcourir le processus parlementaire et aboutir à l’entrée en vigueur de l’interdiction.

« Cette loi vise à empêcher que les utérus des Thaïlandaises ne deviennent l’utérus du monde. La loi empêche les couples étrangers de venir en Thaïlande pour y obtenir des services de GPA commerciaux », a expliqué Wanlop Tankananurak, membre de l’Assemblée législative. « Mais, chose importante, si le couple en recherche d’un service de GPA est thaïlandais ou si le couple est de race mixte, il peut avoir recours à une femme thaïe pourvu qu’elle ait 25 ans révolus. » Les contrevenants s’exposent à une « peine de prison sévère ».

Les opposants à la loi ont déjà fait savoir que les nouvelles règles risquent de faire surgir un marché noir de la GPA, dans une clandestinité qui empêchera les intéressés d’avoir accès à un bon réseau de soins médicaux. C’est le même argument qui est invoqué pour la légalisation de l’avortement ; cette fois-ci il n’a pas été retenu mais pour autant, personne ne se pose de questions sur l’inhumanité intrinsèque du procédé de la gestation pour autrui.

L’attrait de la Thaïlande aux yeux des étrangers résidait précisément dans sa législation laxiste : couplée avec des prix bas, elle en faisait une destination de choix pour les clients japonais ou australiens, tout comme l’Inde où la GPA reste ouverte aux couples étrangers. La prestation coûte aux alentours de 60.000 à 72.000 dollars, contre 226.000 dollars aux Etats-Unis.

Ce sont des prix bas et des lois laxistes, ou appliquées sans sévérité, qui font également le succès de pays comme l’Ukraine ou la Russie en provoquant une multiplication des demandes.

En Thaïlande et en Inde, les mères porteuses sont généralement recrutées parmi les catégories les plus pauvres de la population ; elles ont souvent charge de famille et acceptent cette forme extrême d’exploitation qu’est la GPA pour survivre. Il faut que cet immonde trafic prenne fin !

Guillaume Gattermann


Source: réinformation.TV

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