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Au Royaume-Uni, des extrémistes islamistes mettent le gouvernement à genoux

Quand Asia Bibi, cette Pakistanaise mère de famille et chrétienne qui a passé 10 ans dans les couloirs de la mort de son pays pour « blasphème », frappe à la porte du Royaume-Uni pour y obtenir le droit d’asile, la réponse est « non ». Mais qu’un Brahim Belkaid, extrémiste islamique né en Allemagne, décide de s’installer à Leicester de retour de Syrie en 2014, cela ne fait pas un pli, comme les Britanniques viennent de l’apprendre, non sans indignation.

Si le droit d’asile a un sens, c’est à Asia Bibi qu’il faut l’appliquer. Même dans son pays, islamique, la plus haute juridiction a reconnu que les accusations de « blasphème » à l’égard de Mahomet la visant étaient des fabrications. Ne l’eussent-elles pas été, que la mise à l’abri dans un pays sûr de cette chrétienne courageuse et fidèle eût été indispensable. Mais pour les médias britanniques, la messe est dite : le gouvernement a reculé devant le risque qu’aurait représenté l’accueil de cette femme inoffensive vis-à-vis des communautés islamiques, notamment pakistanaises aujourd’hui omniprésentes dans le pays.

Le problème, c’est que cette attitude est en voie de devenir une constante. Ceux qui critiquent l’islam – comme l’homme politique Geert Wilders – se heurtent à d’importants obstacles lorsqu’ils veulent entrer au Royaume-Uni. Pour la réalisatrice de documentaires canadienne, la libertarienne anti-islamique Lauren Southern, cela s’est soldé par une interdiction d’entrée sur le territoire au motif qu’elle représente une « menace pour l’ordre public ».

En revanche, l’ancien ministre iranien de la Culture et de l’orientation islamique, le « modéré » Dr Ataollah Mohajerani, vit depuis 10 ans à Harrow dans la banlieue de Londres sans être inquiété. Il se livre pourtant à la défense et illustration de la sentence de mort prononcée à l’encontre du romancier Salman Rushdie, sous le coup d’une fatwa de mise à mort prononcée par l’ayatollah Khomeiny qui appelait tous les musulmans du monde à tuer le « blasphémateur ».

Des imams islamistes comme Muhammad Naqib ur Rehman and Hassan Haseen ur Rehman ont pu faire leur entrée au Royaume-Uni par trois fois ces dernières années alors qu’ils expriment ouvertement leur soutien à l’assassinat des « blasphémateurs » et apostats de l’islam. Le cas de Brahim Belkaid est encore plus remarquable : à lui seul, il a persuadé quelque 140 personnes de rejoindre Al Qaïda ou l’Etat islamique.

Prêcher le djihad au Royaume-Uni passe la barre, le dénoncer ou en être une victime potentielle ne vous donne droit à rien. Pour les autorités britanniques, tout se passe comme si la radicalisation avait changé de camp.

Marie Dirix


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