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Canada : une loi contre la diffusion des « nudes » et des « sextos »

Il est interdit de diffuser à l’extérieur des « nudes » et des « sextos », ces messages textes et photos à caractère sexuel que s’échangent certains amants, sans le consentement de la personne. Voilà le message que l’on peut lire dans le métro de Montréal, rapporte Izabelle Bee, pour le site narcity.com dans un article du 15 mai 2018.

L’annonce invite à aller sur un site pour comprendre la loi et savoir comment elle s'applique :

« Le Canada s’est doté d’une loi pour faire face à la diffusion non consensuelle d’images intimes. Il est désormais illégal de diffuser une « image intime » de quelqu’un sans son consentement.

Supposons par exemple qu’une personne possède des images à caractère sexuel ou intimes de toi et que ces images ont été prises dans l’intimité. Des accusations pourraient être déposées contre cette personne si elle publiait ces images sur Internet ou les transmettait à quelqu’un d’autre en toute connaissance de cause, sachant que tu n’y consentirais pas (ou sans se soucier de savoir si tu y consentirais ou non). Étant donné la gravité des accusations criminelles, tes recours ne seront probablement recevables que si l’on peut t’identifier clairement sur les images, par exemple par ton visage ou par un autre caractère distinctif, ou par un texte accompagnant l’image et mentionnant qu’il s’agit de toi. »

Toutes les règles de la pudeur ayant été abolies il ne reste donc plus que la loi pour empêcher des drames. La diffusion non consentie des « nudes » et « sextos » est en effet parfois pratiquée à des fins de chantage ou de vengeance, par l’un des deux amants. On parle alors de « revenge porn » et l’humiliation peut conduire au suicide de celui qui en est la victime.

En 2016, une jeune américaine de 15 ans, Tovanna Holton, a ainsi mis fin à ses jours après la diffusion sur le réseau social Snapchat d’une vidéo d’elle filmée à son insu, toute nue sous la douche.

En mars 2016, c’est à Lisieux, dans le Calvados, qu’un drame similaire a eu lieu. Une lycéenne s'est jetée sous un train après la diffusion, de smartphone à smartphone sous forme de SMS, d’images intimes d’elle.

Hélas, ces deux cas ne sont que des exemples parmi des dizaines…

Et si, à la place des cours d’éducation sexuelle invitant à la débauche, on réapprenait à nos adolescents la vertu de pureté ?

Guillaume Gattermann