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Costa Rica : un projet de loi en vue de briser le secret de confession

Le Costa Rica a présenté un projet de loi en vue de forcer les prêtres catholiques à violer le sceau de la confession. C’est ce que révèle le site anglophone LifeSiteNews dans un article publié le 5 juin 2019.

Proposé par le député Enrique Sanchez, membre du Citizen Action Party, le parti de gauche du gouvernement, le projet de loi modifierait l'article 206 du code pénal du Costa Rica et imposerait au clergé et aux autres personnes en contact avec des jeunes de signaler des allégations d'abus sexuel sur mineurs. Jusqu’à l’heure actuelle, seuls les enseignants et les professionnels de la santé étaient concernés.

En mai dernier, Carlos Alvarado avait déjà signé un projet de loi prolongeant le délai de prescription de 10 à 25 ans pour les crimes contre les mineurs.

« Nous élargissons les exigences pour qu'il s'agisse non seulement de centres d'éducation et de santé, mais également de lieux de rassemblement d'enfants regroupant des organisations sportives, culturelles et religieuses», a déclaré Enrique Sanchez aux médias locaux. « Par conséquent, les personnes responsables, seraient obligées de déclarer au ministère public lorsqu'elles entendent parler d'un cas ou soupçonnent une agression."  La loi stipule que toute omission volontaire sera punie par une amende.

Ce projet de loi est basé sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des enfants, qui affirme que les droits des enfants dépassent la doctrine religieuse, y compris le sceau de confession reconnu par l'Église catholique.

Sanchez a été jusqu’à affirmer qu'un prêtre serait tenu de signaler non seulement les cas d'abus sexuel, mais également la négligence et les abus physiques. Il a ajouté qu'il avait été inspiré par un projet de loi en cours d'examen par la législature de Californie, qui obligerait les prêtres à signaler à la police les péchés qu'ils ont entendus lors de leur confession !!

Face à ce grave abus de pouvoir, l'archevêque Jose Rafael Quiros de San José, capitale du Costa Rica, a fermement répliqué: « Le sceau de la confession ne doit pas être violé, ce qui est dit dans la confession ne doit pas être révélé.»

Le Code de droit canonique de l’Église catholique est tout aussi ferme : « le sceau sacramentel est inviolable; par conséquent, il est absolument interdit à un confesseur de trahir en paroles un pénitent, de quelque manière que ce soit et pour quelque raison que ce soit. »

Antoine Béllion


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