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Crèches de Noël : la persécution judiciaire continue

Noël, c’est les cadeaux au pied du sapin, la messe de minuit, la neige, le réveillon, les cantiques sacrés… et la chasse aux crèches ? Il semblerait en effet que les tribunaux français ont pris la détestable et ridicule habitude de célébrer la fête préférée des Français en bannissant des bâtiments publics toute représentation de l’évènement qui est commémoré ce jour-là.

Un peu comme s’il était interdit de hisser un drapeau tricolore le 14 juillet ou de souffler ses bougies le jour de son anniversaire. Au nom de la sacro-sainte laïcité, les santons sont expulsés, année après année, des mairies et autres conseils régionaux.

Ainsi la crèche installée dans l’hôtel de ville de Béziers par Robert Ménard a de nouveau été attaquée en justice cette année. Le sous-préfet a en effet déposé un référé devant le tribunal administratif de Montpellier, rapporte l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.

Le haut fonctionnaire a demandé « l’enlèvement immédiat de la crèche » sous prétexte qu’elle ne respecterait pas la loi de 1905 séparant l’Eglise et l’Etat en France. Comme on pouvait le redouter, le tribunal a donné raison au sous-préfet exigeant le retrait de la crèche dans les 48h sous peine d’une amende de 2000 euros par jour de retard.

« L’installation d’une telle crèche, à titre temporaire, à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, n’est légalement possible que lorsqu’elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse », ont cru bon de préciser les juges.

Noël ne serait donc pas une fête ? Et les crèches seraient-elles étrangères à notre culture ? Dans quel monde vivent ces juges ?

A Marseille, pays des santons, le tribunal administratif a interdit les crèches, dont l’une était pourtant installée depuis plus de 20 ans, dans deux mairies de secteur, rapporte le site de France Bleu. Qu’est-ce qui a donc bien pu provoquer l’ire de ces juges sectaires et mesquins ? Les crèches avaient été bénies par un prêtre !

Les santons ont dû être évacués en urgence sous peine, là encore, d’une astreinte de 2000 euros par jour et d'une amende de 15.000 euros.

Rappelons que chaque année le ramadan est célébré dans les locaux de la mairie de Paris sans provoquer la moindre décision de justice.

Guillaume Gattermann


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