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Des églises pillées dans le Var

Le fléau des actes antichrétiens continue de sévir dans notre pays.

Ce sont maintenant les cloches des églises, les victimes !

Dans le département du Var, « après une première razzia sur les cloches d’une église fin juillet, plusieurs autres villages ont à leur tour déploré la disparition des leurs », selon l’hebdomadaire Valeurs Actuelles du vingt-huit août 2019.

Le 21 juillet dernier, deux cloches de 150 kilos, datant de 1867 et 1737, ont été arrachées à leurs beffrois respectifs, dans le village varois de Ginasservis. En août, deux nouveaux vols de cloches, survenus à Brue-Auriac et Esparron-de-Pallières, ont confirmé les soupçons selon lesquels ces œuvres d’art multiséculaires, qui se revendent à très bon prix, pourraient alimenter un marché noir, rapporte Le Parisien du mercredi 28 août.

La rédaction de Valeurs Actuelles raconte : « Tout a commencé le 21 juillet à Ginasservis, où deux cloches ont été dérobées dans deux églises de la commune. Quelques tuiles brisées témoignaient du passage des voleurs. (…) Malgré des appels à la vigilance, une deuxième commune, Brue-Auriac, a été victime à son tour des voleurs de cloches, le 10 août dernier. Cette fois, c’est une cloche en bronze de 85 kilos, perchée à 10 mètres de haut, qui s’est volatilisée. »

« Enfin, continue l’hebdomadaire, c’est à Esparron-de-Pallières, toujours dans le Var, que le dernier larcin a été constaté. La chapelle de Notre-Dame-du-Revest, classée monument historique, a été découverte amputée de sa cloche en bronze de 50 kilos, joyau de ce village de 350 habitants. Ce nouveau vol laisse à penser que les malfrats connaissent bien la région. »

Le procureur adjoint de Draguignan, Pierre Arpaia, a expliqué lors d’un entretien au  Parisien que « soit ces cloches sont destinées à la revente, soit elles sont fondues pour récupérer le bronze »,

« Au marché noir, ces cloches datant de plusieurs siècles s'échangent plusieurs milliers d'euros actuellement. La demande est là », assure un habitué de ces transactions des plus. « Cela peut même aller jusqu'à 20 000 euros s'il s'agit d'une pièce rare à valeur historique », ajoute-t-il.

Quant au maire de Ginasservis, Hervé Philibert, il a déposé plainte et a exprimé son écœurement devant de tels agissements.

Souhaitons qu’il n’y ait pas cette fois deux poids deux mesures au niveau de la justice, mais que tout soit mis en œuvre pour sauvegarder le patrimoine sacré de nos sanctuaires.

François Py


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