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En Italie, des élèves de classe 2 « sexistes » s’ils approuvent que la maman cuisine et le papa travaille…

« Maman cuisine, Papa travaille » : les élèves de classe 2 – notre CE1 – en Italie qui réussissent un exercice de grammaire en choisissant ces réponses son aussi, du même coup, les « sexistes » de demain.

C’est une dénonciation sur les réseaux sociaux qui a provoqué l’onde de choc.

« On peine à y croire », commentait il y a quelques semaines une internaute sur Facebook en postant une image dudit manuel d’école primaire. Stefania Bariatta, professeur de droit international, théoricienne de la parité de genre, était indignée par l’exercice grammaticalement juste mais politiquement incorrect donné aux élèves.

Il fallait rayer le mot incorrect dans ces phrases :

« La maman cuisine. Repasse. Se couche. » (Le dernier verbe était tramonta, mot employé pour le soleil en italien).

« Le papa travaille. Lit. Coasse. »

Voyez l’horreur ! Parmi les quelque 500 commentaires suivant ce message se bousculaient les qualificatifs atterrés : « surréaliste », « moyenâgeux »… Mais beaucoup s’amusaient franchement face à cette susceptibilité « antisexiste ». Tel ce Salvatore Boemia qui remarquait : « C’est évident. La maman qui cuisine, repasse, fait la lessive et le nettoyage doit aussi travailler. »

La polémique s’est diffusée jusque dans la presse européenne puisque le site d’informations anglophones « The Local » la reprenait sur sa page consacrée à l’Italie, non sans rappeler qu’un autre manuel scolaire a été critiqué il y a peu dans ce pays pour avoir repris une chanson pour enfants véhiculant elle aussi les déplorables « stéréotypes de genre » : « Maman lave, repasse et cuisine en fredonnant une chansonnette. Papa au contraire joue au foot et fume la pipe avec grand-père Gaston. »

Toujours sur son compte Facebook, Mme Bariatta a dénoncé début avril une leçon sur les pronoms personnels dans un manuel Mondadori pour le primaire, Il Sensini, où l’on voit, image à l’appui, cette phrase « digne des années 1930 » : « Tu lis sur ta tablette, ils dorment comme des bienheureux et je lave les assiettes. » La dame qui prononce ces mots à un sourire avenant, et la tablette symbolise la persistance des rôles « genrés » au XXIe siècle…

Mais que fait la police… de la pensée ?

L’UNESCO, elle, veille. Dans son dernier rapport mondial de suivi sur l’éduction, cet organisme onusien dénonce l’insuffisance des progrès des manuels en matière de genre – un domaine où les Etats ont l’obligation, selon le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, « examiner et réviser régulièrement les programmes scolaires, les manuels et les programmes et méthodes d’enseignement afin d’en éliminer les stéréotypes sexistes préjudiciables ».

Qu’on ne s’y trompe pas : c’est bien l’idéologie du genre qui est à l’œuvre.

Marie Dirix


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