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Espagne : avancée du « cheval de Troie » des migrations

Avec près de 60 000 arrivées recensées depuis le début de l’année 2018, soit 130 % de plus qu’en 2017, l’Espagne fait face à un afflux de migrants sur ses côtes, constate Le Monde, dans un article publié le 24 décembre 2018.

Devenue la première porte d’entrée par mer des migrants en Europe, le royaume ibérique s’est transformé en terre promise depuis que Pedro Sanchez, le nouveau premier ministre socialiste, a ouvert toutes grandes les portes de son pays cet été. Sans surprise, cette situation commence déjà à poser de sérieux problèmes.

Durant la période estivale, le gouvernement a débloqué pas moins 40 millions d’euros afin de permettre aux régions de supporter l’invasion, dont près de 70 % pour l’Andalousie, où chaque semaine accostent des embarcations transportant des centaines de migrants, dont certains sont âgés d’à peine 10 ans !

« A 93 %, ce sont des garçons et, dans plus de 80 % des cas, des Marocains âgés de 16 à 18 ans », précise la secrétaire d’Etat aux affaires sociales, Ana Lima.

Les centres d’accueil s’activent pour faciliter les possibles regroupements familiaux et fournir un permis de résidence aux jeunes illégaux, peut-on lire dans ce même article. Evidemment, il s’agit d’une nouvelle filière puisque les parents « sont souvent ceux qui les ont envoyés en Europe », assure la responsable de l’un de ces centres.

Déjà le phénomène bouleverse la vie quotidienne de nos voisins, avec la complicité des associations immigrationnistes qui logent les clandestins et les aident à rester en leur cherchant un emploi. 

Pour le moment, aucun des quatre cents dossiers visant à un retour dans le pays d’origine n’a abouti, rapporte Le Monde.

L’Espagne, nouveau Lampedusa ?

Dès 2015, l’archevêque de Valence, le cardinal Antonio Cañizares, avait pourtant mis en garde contre le « cheval de Troie » des migrations. 

« Que deviendra l’Europe dans quelques années, avec ce qui se passe maintenant ? On ne doit pas jouer avec l’histoire et l’identité des peuples », avait-il déclaré, suggérant également de chercher « qui se trouve derrière tout cela. »

Une réflexion pleine de bon sens que les Espagnols, et tous les Européens avec eux, feraient bien de faire leur avant qu’il ne soit trop tard.

Guillaume Gattermann