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Espagne : le gouvernement veut condamner plus de 3.000 églises à l’expropriation !

Le gouvernement gauchiste de Pedro Sánchez, dont les membres sont profondément hostiles à l’identité catholique de l’Espagne, veut reprendre à l’Eglise une partie de ses lieux saints, révèle un article publié le 11 septembre 2018 sur le site internet « reinformation.tv ».

Sans raison solide pour le justifier par ailleurs, mais - hélas - toutes les occasions sont bonnes pour attaquer l’Eglise catholique.

L’abbé José María Gil Tamayo, secrétaire général et porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole (CEE), accuse le gouvernement actuel de remettre en cause les conséquences d’une loi de 1998 qui avait permis à l’Église d’inscrire à son nom au registre foncier les bâtiments de culte dont elle avait historiquement la possession. En effet, auparavant, la loi espagnole ne permettait pas l’inscription de ces bâtiments, prétexte dont se sert le gouvernement de Sánchez pour contester le fait que ces églises n’aient jamais appartenu à l’Eglise catholique.

Selon les données publiées par la Conférence épiscopale, il y aurait exactement « 3.168 biens immobiliers d’intérêt culturel qui appartiennent à l’Eglise en Espagne ». Parmi ces biens, 22 des 44 biens culturels espagnols déclarés au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

« L’Eglise est dans ce pays depuis quasiment 20 siècles et il y a près de 23.000 paroisses », remarque à juste titre l’abbé Tamayo. Comment, dans ces conditions, oser encore contester la propriété des églises appartenant aux 23.000 paroisses ? Le gouvernement a pourtant l’intention de réclamer environ 3.000 lieux saints enregistrés au nom de l’Eglise sur la période 1998-2015 comme faisant partie du domaine public !

Parmi les biens visés par le ministre de la Justice, il y a, selon El Diario, 31 cathédrales dont la fameuse cathédrale de Cordoue, déjà depuis plusieurs années au centre des velléités pour l’expropriation de l’Eglise catholique des bâtiments qui, historiquement, lui appartenaient.

L’abbé José María Gil Tamayo a rappelé que les biens de l’Eglise sont mis au service de la société espagnole et a annoncé que celle-ci se défendra devant les tribunaux.

Nathalie Burckhardt