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Grande Bretagne : le gouvernement privilégie les réfugiés musulmans aux chrétiens !

Le gouvernement britannique ne se soucie guère de la situation des chrétiens syriens, pourtant principales victimes de la guerre civile, dénonce un article du 8 août 2018 publié sur le site « Gatestoneinstitute.org». 

Pire encore, il fait preuve de discrimination en favorisant les réfugiés musulmans ! Quelques chiffres à l’appui : début 2018, le Haut-Commissariat des Nations Unies avait demandé au Royaume-Uni d'accueillir 1 358 réfugiés syriens dont quatre chrétiens. Le Home Office (le ministère de l’Intérieur britannique) a décidé d’accepter 1 112 réfugiés musulmans et a refusé les chrétiens ! Et ce, alors que la population syrienne de confession chrétienne est passée de 10% à 5% depuis le début de la guerre civile en 2011 !

Cette discrimination des chrétiens par le Royaume-Uni et le HCR est d'autant plus scandaleuse que les chrétiens sont « la communauté religieuse la plus ciblée ; ils souffrent de terribles persécutions dans le monde », rappelle une étude réalisée en 2017 par  le Centre d’éthique et de culture de l’Université de Notre-Dame.

Dans une lettre ouverte au ministre de l'Intérieur, David Alton, pair à la Chambre des lords, dénonce :

 « Les minorités religieuses de Syrie estiment, à tort ou à raison, que le HCR a une attitude partiale à leur égard. Le Royaume-Uni a l'obligation légale de ne pas fermer les yeux sur cette perception d'une éventuelle discrimination, directe ou indirecte, de la part de l'ONU.

Il est largement admis que les chrétiens, qui représentaient environ 10% de la population syrienne d'avant-guerre, ont été la cible des rebelles djihadistes et que leur vie continue d'être menacée.

( .. ) Les statistiques de l'année dernière démontrent à l'évidence qu'aucun biais méthodologique ne peut être invoqué. Un schéma discriminatoire est bel et bien en place auquel le gouvernement a l'obligation légale de remédier. »

Un schéma discriminatoire qui dure déjà depuis 2015…

L’ONU ose justifier le pourcentage si faible de chrétiens syriens aidés par ses services, en soutenant que « le départ des chrétiens de Syrie ne devait pas être favorisé parce qu'ils font partie de « l'ADN du Moyen-Orient ». Alors qu’attendent les Nations unies pour envoyer un contingent les défendre ?

Le 18 juillet 2018, à Westminster, le Premier ministre britannique, Theresa May, a eu le toupet de déclarer : « Notre gouvernement soutient les chrétiens persécutés où qu'ils se trouvent dans le monde et continuera de leur venir en aide (…) nous sommes déterminés à défendre la liberté de croyance et la liberté pour chacun de pratiquer le culte de son choix dans la paix et la sécurité. »

Une belle déclaration, restée à ce jour lettre morte.