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La persécution des catholiques et le silence coupable des médias

Après avoir fait preuve de désinvolture sur le sujet, Emmanuel Macron s’est engagé à lutter contre la pornographie accessible aux mineurs à l’occasion d’un discours prononcé à l’Unesco, lors de la Journée mondiale des droits de l’enfant le 20 novembre dernier.

Mais les annonces présidentielles n’ont pas convaincues Pierre-Emmanuel de Germay, président de l’association de prévention contre les risques liés à la pornographie DésintoX, qui s’en explique à Valeurs Actuelles.

M. de Germay rappelle que « la pornographie en ligne est devenue chez les collégiens un objet de consommation courante. »  « Nous sommes très loin de nos jeunes années où quelques-uns rivalisaient d’ingéniosité pour se procurer en douce du matériel pornographique sur papier glacé !

Aujourd’hui la pornographie vidéo sur Internet, de masse et illimitée est la norme au collège », déplore-t-il, évoquant, à titre d’exemple, une intervention de son association dans « un établissement d’enseignement privé catholique sur demande du directeur à la suite de cas de viols entre élèves de cinquième, qui voulaient tout simplement reproduire ce dont ils étaient abreuvés à longueur de temps libre. »

« Les conséquences de la consommation de pornographie chez les jeunes sont trop nombreuses pour être détaillées ici. Elles sont absolument délétères et modifient souvent pour toujours leurs relations affectives et leur vision de la sexualité, sans compter le phénomène de l’addiction qui est en soi destructeur », fait remarquer le président de Désintox.

Certes il salue la prise de parole d’Emmanuel Macron, mais regrette que le chef de l’Etat « se prête au jeu bien connu de la surenchère législative, là où il suffirait de faire appliquer la loi existante. » Celle-ci punit de 3 ans de prison et 75 000 euros d’amende la diffusion de pornographie dès lors qu’elle est susceptible d’être perçue par des mineurs. Malheureusement, elle n’est pas appliquée, regrette Pierre-Emmanuel de Germay qui prévoit qu’il en sera de même avec la nouvelle loi proposée par le chef de l’Etat.

En plus de n’être probablement qu’un simple exercice de communication, celle-ci contient trois propositions problématiques d’après M. de Germay :  le choix des termes « contrôle parental automatique », qui laisse entendre que l’Etat se substituerait aux parents, le fait que ce contrôle ne concernerait que les moins de 16 ans, alors qu’en principe le droit protège tous les mineurs, sans distinction d’âge, et enfin le contrôle des contenus pornographiques sur Internet confié au CSA, un rôle normalement réservé aux autorités de police.

Pour en finir avec le fléau de la pornographie, le président de DésintoX propose l’application des peines prévues par la législation actuelle et l’interdiction pure et simple des sites pornographiques. Sans oublier de responsabiliser les parents sur la nécessité d’offrir une « éducation affective solide » à leurs enfants.

Nathalie Burckhardt


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