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L’archidiocèse de Melbourne organise l’avenir de l’Eglise avec des « catholiques » LGBT

Quelque 80 personnes ont assisté début février à une réunion d’« écoute et de dialogue » organisée par l’archidiocèse de Melbourne en Australie afin qu’elles puissent s’exprimer sur les attentes des « catholiques LGBTIQA+ ». Organisée par l’archevêque, Mgr Peter Comensoli, la rencontre devait fournir le cadre d’une « conversation inclusive et de confiance » aux personnes revendiquant des inclinations sexuelles les plus diverses, en vue de dessiner l’avenir de l’Eglise.

Parmi les participants se trouvaient des militants pour le « mariage » gay : pendant deux heures et demi, ils ont discuté avec les responsables religieux pour évoquer leur espoir de voir l’institution « évoluer avec son époque ». Le commissaire de l’Etat du Victoria pour le genre et la sexualité (oui, cela existe), Ro Allen, a donné le ton : « La question n’est pas d’ouvrir la porte aux personnes LGBTI qui ont la foi, car nous sommes déjà là. Il s’agit de nous inclure et de nous embrasser comme des égaux. » Avec leurs tendances, leur homosexualité (etc.) active revendiquée, leurs rêves pour l’avenir…

La rencontre fait partie des nombreuses consultations de fidèles qui se multiplient en Australie depuis 2018, « année de l’écoute », et 2019, « année du discernement » qui préparent « l’année de proposition » en 2020 qui débouchera sur deux Conseils pléniers où l’on mettra juridiquement en œuvre ce que l’on aura retenu des apports de la base. La conférence épiscopale soutient pleinement le processus et entend ainsi « écouter l’Esprit Saint qui parle à travers la voix de personnes venant de partout en Australie ».

Sans surprise, la suite de rencontres sur de nombreux sujets a été vantée sur le site officiel du Conseil plénier comme la réponse de l’Australie à la demande du pape François de voir éclore une « Eglise synodale ».

Les « LGBTIQA+ » ont obtenu une première victoire en faisant adopter par l’Eglise leur vocabulaire : un vocabulaire de combat en vue de faire accepter tous leurs choix d’activité sexuelle.

Lors de la réunion les intervenants ont travaillé sur la corde sensible : une enseignante dans une école catholique a dit sa peur d’être licenciée au motif de sa sexualité, un père a raconté son « voyage » après qu’il eut appris l’homosexualité de son fils, un jeune homme a évoqué son frère qui espérait entrer au séminaire mais qui s’est vu interroger sur le fait de savoir s’il était « efféminé ».

« Il faut que ça change », paraît-il.

En attendant, nombre de catholiques de l’archidiocèse ont fait part de leur inquiétude et de leur consternation. Il semble que le diocèse, si inclusif, n’ait pas jugé utile de les écouter.

Marie Dirix


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