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L’archidiocèse de Turin enseigne la fidélité aux couples “gay”

La retraite de carême qui avait dû être annulée l’an dernier pour cause d’opposition bruyante de la part de catholiques fidèles empêcheurs de tourner en rond s’est tenue en toute discrétion cette année dans l’archidiocèse de Turin. C’est avec le soutien de Mgr Cesare Nosiglia que le prêtre diocésain affecté à la pastorale des homosexuels a organisé très discrètement une retraite spirituelle sur le thème : « La fidélité de Dieu comme fondement des rapports humains. » Soutien qui se déduit du fait que le dit pasteur se trouve encore à son post malgré le scandale de l’an dernier.

Une quarantaine de personnes y ont participé : des gays et des lesbiennes, seuls ou en couple, et quelques parents de ces derniers.

Don Gianluca Carrega – par ailleurs professeur spécialiste du Nouveau Testament à la faculté de théologie de Turin – est connu pour ses prises de position « gay-friendly ». C’est lui qui dès l’an dernier avait souhaité réfléchir à la fidélité avec des couples de même sexe au motif que ce devoir ne figure pas dans la loi italienne sur les unions civiles ouvertes aux homosexuels. Une grave lacune, à en croire le curé qui à titre personnel, assiste aussi volontiers aux mariages de ses amis dits « hétéro » qu’aux unions civiles des autres.

On voit clairement dans cette explication la volonté d’assimiler en tous points les unions homosexuelles au mariage – alors même que la Congrégation pour la Doctrine de la foi rejette non seulement cette assimilation mais le principe de la reconnaissance par la société des unions homosexuelles en tant que telles.

L’an dernier, Mgr Nosiglia avait cédé à la pression des catholiques « conservateurs », en interdisant la scandaleuse rencontre. Scandaleuse en ce qu’elle évitait de dire l’essentiel : tout acte homosexuel est un péché grave, contre nature, que rien, même la « fidélité », ne vient atténuer. Sans doute celle-ci peut-elle des conséquences sanitaires et humaines qui créent encore davantage de désordre. Mais s’il s’agit d’expliquer en « retraite spirituelle » comment pécher le plus « vertueusement » possible, on se trouve carrément en absurdie.

Ou en pleine « homo-hérésie », ainsi que l’appellent les éditorialistes italiens. Dans La Nuova Bussola Qutidiana, Andrea Zambrano rappelle les manœuvres d’un activiste homosexuel, Massimo Battaglio, et du jésuite Pino Piva qui écrivaient dans des colonnes du quotidien des évêques italiens, Avvenire : « L’expérience de l’amour fidèle de Dieu est un moyen de mettre de l’ordre dans les relations désordonnées qu’elles soient homosexuelles ou hétérosexuelles » –manière de tout mettre sur le même plan et de voir dans les unions « gays » une image de la fidélité de Dieu.

Les deux activistes étaient présents lors de la retraite dont la grande presse italienne souligne qu’elle a su éviter tout « moralisme ».

C’est peu de le dire ! Décidément, les organisateurs et participants peuvent s’estimer contents, puisque même les sœurs du couvent des Filles de la Sagesse qui accueillirent l’événement ont décidé de participer à la réunion.

Jeanne Smits


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