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Le jihadisme immigrationniste, la nouvelle forme de terrorisme

La tribune publiée sur Valeurs Actuelles  le 3 juin 2019 par l’essayiste spécialiste de l’islamisme et des questions migratoires, Alexandre Del Valle, apporte un analyse glaçante des dangers de la nouvelle forme de terrorisme anti-occidental : « le jihadisme immigrationniste, à la fois pro-Migrants clandestins et pro-islamiste. »

Cette forme de jihad est « fondée sur l’esprit revanchard et un racisme à rebours légitimé par l’islamisme ressentimental. »

Dès le début, Alexandre Del Valle met en garde : « Parce que la figure du ‘migrant’, même illégal (…) est devenue pratiquement intouchable, le néo-jihadisme immigrationniste risque de plus en plus d’être pratiqué par des migrants musulmans radicalisés ou même par des pro-Migrants immigrationnistes d’extrême-gauche pro-islamistes, (…) visant à (…) instrumentaliser la mauvaise conscience occidentale au profit d’une adhésion aux thèmes paranoïsants et subversifs de l’islamisme. »

« Le but est créer un climat de justification du jihadisme, présenté comme une ‘réaction’ face à la violence première de l’Occident ‘islamophobe’, ‘raciste’, néo-colonial, ex-‘croisé’ (…), qui incite à déculpabiliser le bourreau djihadiste en vertu d’un conditionnement qui consiste à diaboliser à tel point le non-musulman européen-judéo-chrétien au point de faire admettre que tout serait permis contre lui », explique-t-il.

Un exemple récent : « Les médias français n’ont cessé de rappeler que le terroriste algérien de Lyon (attentat du colis piégé le 24 mai 2019) aurait pu avoir agi et cédé à la tentation terroriste par ‘réaction de désespoir’ après le refus de son visa étudiant. La réalité est que sa radicalisation islamiste a bel et bien précédée cette ‘réaction’ et que, dans la rhétorique mobilisatrice de Daech, toute forme de ressentiment, de frustration est instrumentalisée pour justifier a posteriori une violence et une haine anti-Mécréants qui, en réalité, précède les frustrations évoquées. »

De la même manière, en Italie, un demandeur d’asile « indigné »- pourtant accueilli, nourri et logé par la Croix Rouge locale- a déclaré le 26 mars dernier dans un post sur Facebook : « Vous n’avez encore rien vu, le pire est à venir pour vous, attendez-vous à avoir bien plus peur. » Ces terribles propos se référaient à la tentative de Ousseynou Sy de brûler vifs les 51 enfants pris en otage dans son bus quelques jours plus tôt à Milan.

« Face à ce phénomène de violence ethno-religieuse anti-occidentale, les Européens d’autant plus haïs qu’ils sont culpabilisés, vieillissants et pacifiques sont de plus en plus vulnérables. La stratégie de l’intimidation demeure LE modus operandi favori de l’islamisme radical : une intimidation tantôt victimaire/culpabilisante, tantôt physiquement menaçante donc terroriste, car le terrorisme, pas seulement djihadiste, consiste à régner par la peur », conclut Alexandre Del Valle.

Guillaume Gattermann


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