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Le lynchage médiatique d’Éric Zemmour, manifestation du déclin de la société

Suite au discours d’Éric Zemmour à la Convention de la droite et du lynchage médiatique dont celui-ci est victime depuis, Ghislain Benhessa, avocat et docteur en droit, réagit dans les colonnes de Valeurs Actuelles.

Il commence sa tribune datée du trois octobre 2019 en déplorant que « depuis le week-end dernier, la leçon est évidente : la société ouverte se meurt.

Si cette tendance tragique ne date pas d’hier, elle apparaît sous une lumière crue depuis l’intervention d’Eric Zemmour lors de la Convention de la droite. (…) La société ouverte se racornit petit à petit, au rythme des mises à l’index médiatiques, des excommunications morales, voire des enquêtes pénales. »

« Car, qu’on ne s’y trompe pas, le problème ne réside pas dans la validité ou le caractère fallacieux des thèses de l’auteur du Suicide français. (…) La question fondamentale porte sur l’essence même de notre modèle démocratique. Au rythme des condamnations morales qui gangrènent les débats à chaque prise de position jugée « nauséabonde », « dangereuse », « déviante » ou « rétrograde », suivant le lexique à la mode, les éléments de langage assénés ad nauseam par les communicants officiels seront bientôt les dernières paroles jugées dignes d’avoir droit de cité », dénonce-t-il.

M. Benhassa s’appuie sur le philosophe d’origine viennoise philosophie de Karl Popper, auteur de La Société ouverte et ses ennemis (publié en 1945) : « D’un côté se dressent les sociétés fermées, définies par le présupposé et la certitude, qui portent un regard menaçant sur tout signe de contestation ou de remise en cause.

De l’autre s’élèvent les sociétés ouvertes, caractérisées par la confiance en la raison, qui permettent aux individus d’exprimer librement leurs opinions : la décision publique y est le résultat d’une confrontation des idées. Tout peut être dit, à la seule et unique condition de se soumettre à la critique ».

« Or, affirme le docteur en droit, s’il est aujourd’hui furieusement question d’ouverture, il n’est justement plus question de critique. (…) L’ouverture est devenue le cheval de Troie du politiquement correct, l’instrument de domestication du débat : aucune parole n’est admise hors du ralliement pur et simple. »

« En lieu et place de servir la diversité et la polyphonie des arguments, l’ouverture ainsi dénaturée n’est plus qu’une muselière étouffant toute velléité de contestation. (...) Éric Zemmour n’est pas le fléau de notre société ; il est le symptôme de sa décadence », conclut-il si justement.

Guillaume Gattermann


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