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« L’entreprise reste le terrain de jeu préféré de l’islam radical »

Lors d’un entretien à Valeurs Actuelles, Michel Olivier, ancien officier des forces spéciales et auteur du livre “La Guerre secrète”, vient nous alerter à propos l’emprise croissante de l’islamisation dans le monde de l’entreprise.

Bien sûr, les salariés de confession musulmane, même « conservateurs », ne sont pas tous de futurs terroristes, « mais ils contribuent à l’islamisation de leur usine par d’autres moyens. C’est ce que nous appelons la guerre secrète, celle que les islamistes nous livrent d’une manière apparemment non violente, mais qui rejoint les objectifs de ceux qui pratiquent la lutte armée », explique Michel Olivier.

Depuis quelques années, les modes opératoires des djihadistes évoluent ; pour preuve cet extrait provenant de leurs nouvelles directives, appelant à la guerre « économique » : « Nous appelons cela ‘Neurotmésis : couper les nerfs et isoler la tête du corps’. Le nerf de la guerre c’est l’économie… Nous devons donc être novateurs et créatifs et trouver de nouvelles façons de cibler l'économie et maîtriser le choix des cibles les plus percutantes ». 

Michel Olivier a « voulu étudier la manière dont ils conduisaient cette guerre économique. Or l’analyse des attentats commis sur notre sol a révélé l’existence d’un continuum entre communautarisme et terrorisme. Les dégâts économiques des attentats sont le symptôme d’un mal plus profond : celui de la fragmentation communautaire de la société. Nous avons rencontré des dizaines de responsables d’entreprises et de hauts fonctionnaires. Tous sont unanimes : nous ne sommes pas en mesure d’enrayer ce phénomène. »

Un phénomène qui commence par un aspect d’apparence très anodin : les revendications. Par exemple, des « salariés de confession musulmane demandent de la nourriture halal à la cantine, des aménagements du travail pendant le ramadan. Puis, un jour, une salariée arrive voilée (…) sans susciter aucune réaction de la direction, prise au piège du droit du travail. Le noyau militant peut alors s’étendre, souvent en faisant pression sur les autres salariés musulmans, accusés d’apostasie, pour finalement imposer leur loi, inspirée de la charia. »

D’autre part, « personne ne veut avouer qu’il y a dans l’entreprise un problème de radicalisation. Les directions générales ne veulent pas d’histoire, les DRH préfèrent négocier des accords sur la diversité (…). Dans ces conditions, il est tentant d’acheter la paix avec les barbus et le sujet demeure tabou, même si personne n’est dupe. Il faut le drame d’un attentat pour qu’on découvre le passé professionnel du terroriste », déplore Michel Olivier.

Il précise : « Toutes les composantes du monde du travail sont concernées. (...) Rien qu’à la RATP, plus de 200 salariés sont partis en Syrie, selon une note confidentielle des services de renseignement de 2015. »

« Les différents attentats ont montré que la surveillance n’empêche pas le passage à l’acte, qu’on soit fiché ou non. En bout de chaîne, les chefs d’entreprises sont les plus mal lotis : ils ont interdiction de ficher leurs salariés sous peine de prison, ne disposent pas d’outils de détection et n’ont aucun échange d’information avec les services spécialisés. C’est pourquoi l’entreprise reste le terrain de jeu préféré de l’islam radical. »

Michel Olivier conclut avec cette phrase pleine de réalisme : « Ne l’oublions pas, la victoire du djihad à l’usine, ce n’est pas nécessairement de parvenir à décapiter son patron, mais plutôt de réussir à voiler sa collègue. »

Guillaume Gattermann


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