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Les “Theybies” : bébés sans sexe

Une pédopsychiatre de l’Arizona a eu l’idée saugrenue de proposer une nouvelle manière de s’y prendre avec les nouveau-nés. Finie, l’exclamation traditionnelle : « C’est une fille ! » – « C’est un garçon ! » Anna Shier ne veut plus voir qu’une seule tête. Désormais, pour éviter les stéréotypes de genre, on dira qu’un bébé est un « theyby », et on respectera la « neutralité » de son genre.

Tout cela serait risible s’il n’y avait aux Etats-Unis un « mouvement theyby » dont l’objectif, inspiré par l’idéologie du genre, est d’éviter qu’un bébé ne soit poussé par le monde qui l’entoure à agir conformément aux attentes normées à l’égard de son sexe biologique.

Risible aussi, si Anna Shier n’était qu’une psychologue autoproclamée avide de reconnaissance – ce qu’une telle prise de position assure, hélas, par les temps qui courent. Mais le Dr Shier est médecin à part entière, diplômée en psychiatrie et spécialiste de la psychologie des enfants et des adolescents. Médecin… mais charlatan ? Attention aux mots, aujourd’hui les manifestations de l’idéologie du genre bénéficient d’une protection particulière…

Mais on ne peut nous reprocher de décrire les recommandations de Mme Shier. Elle veut qu’on cesse d’obliger les bébés filles à porter des vêtements roses et à jouer à la poupée. On évitera la layette bleue pour les bébés garçons et ils ne joueront pas – de force – avec des camions.

Anna Shier va plus loin. Elle a expliqué à la chaîne locale KTTV que les bébés, « à moins de leur dire qu’ils ont des parties (génitales) de garçon ou de fille, ne le sauront pas nécessairement d’eux-mêmes ».

Il suffirait donc d’éviter à tout prix de leur parler de ce qu’ils sont dans la réalité : « Nous ne voulons pas voir nos enfants catalogués. Nous ne voulons pas qu’ils n’aient pas le succès qui pourrait être le leur plus tard. » En évitant toute distinction, on permettrait ainsi aux filles de jouer à des jeux qui leur donneraient des compétences spatiales ou mathématiques plutôt qu’à s’occuper de poupées.

Et ainsi, on permettrait aux enfants de « déterminer » eux-mêmes leur genre à l’âge où cela se fait « habituellement », à trois ans – ou plus exactement, précise la psychiatre, de découvrir « quel genre leur va ». Cela pourrait même se faire un peu plus tard, vers 4 ans, grâce à l’absence de pression parentale dans un sens ou dans l’autre.

Qui sont les victimes de cette farce macabre ? Les enfants eux-mêmes, bien sûr !

Marie Dirix


Photo : Image par Naiana Lemes Naiana de Pixabay

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