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« L’eugénisme à l’œuvre sur les Français à naître »

Suite aux débats houleux lors de l’adoption de la PMA à l’Assemblée Nationale, Joachim Son-Forget, député des Français établis hors de France, s’interroge sur les conséquences pour les enfants de la naissance par PMA. Voici quelques extraits de sa tribune publiée dans Valeurs Actuelles, mais cela vaut la peine de lire l’intégralité.

« Je me suis demandé qui serait finalement la victime : l’enfant né de PMA et ses questions existentielles ou celui issu de la méthode habituelle et son incompréhension de ne pas bénéficier des dernières avancées biotechnologiques et de ne pas faire partie de l’humanité augmentée qui se sera un peu ‘‘libérée’’ du joug du hasard » ?

En effet, « Comme l’a avoué l’air de rien la ministre de la Santé pendant le débat, l’enfant né d’un don a une chance supplémentaire de ne pas être malade. Dans une surenchère mondiale où la PMA deviendrait la norme, cela deviendra d’abord le privilège des plus riches et des plus puissants, puis des classes moyennes supérieures voulant les imiter, puis les Gilets Jaunes du moment demanderont aussi à pouvoir avoir des enfants parfaits » !

« La petite loi française ne pourra rien faire pour s’opposer à de telles évolutions de la pratique, d’autant moins qu’elle aura mis le doigt dans l’engrenage, prise au piège des bons sentiments égalitaristes. Pendant que l’eugénisme sera à l’œuvre sur les Français à naître, on nous vantera toujours les bienfaits de la diversité », dénonce-t-il.

« La beauté de l’aléa existait encore avec la fécondation in vitro. Avec la PMA, fini. Le diagnostic préimplantatoire actuel n’est que l’avatar d’un eugénisme plus grave encore, qui au début du 20ème siècle, dans certains pays, faisait stériliser des handicapés mentaux. (…)

Ainsi, demain la victime pourrait être l’enfant ‘‘naturel’’ regardé comme un être inférieur par les autres, et reprochant à ses parents de l’avoir fait naître avec un handicap dans la vie : celui de l’aléa, celui des tares qui n’auront pas été prévenues par ses parents », prévient le député.

« Voulons-nous réellement faire venir au monde des enfants qui naissent sans savoir d’où ils viennent ? Ceux qui veulent un enfant, parce que « j’y ai droit comme tout le monde », ne savent pas ce qu’est la souffrance d’un enfant qui cherche à qui il ressemble », sentence-t-il si justement.

Il conclut par cette réflexion : « L’histoire de l’homme est de se demander d’où il vient, où et qui il est, et où il va. Sa rationalité s’égare quand il s’agit de vie et de mort ou de reproduction. Les mécanismes évolutionnistes à l’œuvre sont complexes et difficiles à comprendre, ils poussent irrationnellement vers ce dessein de survie à elle-même de l’humanité depuis qu’elle est. A condition qu’elle n’aille pas aujourd’hui vers la précipitation de sa destruction via la biotechnologie de la naissance, à trop craindre de périr. »

François Py


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