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« Loi anti-fessée » : l’Etat prétend remplacer les parents

Le 2 juillet dernier, la loi interdisant la fessée a été votée par les députés, une loi qui insulte le « bon père de famille » en le soupçonnant des pires infamies et où les parents y deviennent a priori suspects, selon un article de Valeurs Actuelles consacré à ce sujet.

Face à l’absurdité du texte de loi, l’historien Jean-Marc Albert a réagi dans une tribune : « Cette mesure poursuit la sape de toute forme de hiérarchie au sein de la famille. Elle fragilise surtout l’enfant qu’elle entend protéger du monde des adultes en voulant le rendre adulte avant l’heure. »

« La nouvelle loi ne fait pas qu’interdire une pratique jugée discutable, elle entretient le rêve d’une éducation joyeuse, sans contrainte et sans effort. Mais la sanction fait partie de l’éducation, au même titre que la frustration voire l’ennui sans lesquels il n’y a ni récompenses, ni attentes, ni contrôle de soi. La loi marque surtout l’intrusion de l’État dans les pratiques éducatives au sein de la famille », s’alarme-t-il.

M. Albert explique aussi que « désormais, tout statut ‘d’inférieur’ est vécu comme une humiliation. En confondant violence et éducation, la loi contribue à délégitimer l’autorité des parents dans le processus éducatif. L’enfant peut se faire dénonciateur. »

« Cette mesure n’abîme pas seulement le lien éducatif, elle fait du mal aux enfants eux-mêmes (…) Notre société devient schizophrénique à force de vouloir faire de l’enfant un adulte qui rêve d’une enfance sans adulte. Dans notre obsession de contrôler et protéger tout son environnement, on le prépare à rester enfant toute sa vie », conclut-il si justement.

Toujours dans Valeurs Actuelles, Olivier Babeau, président-fondateur de l'Institut Sapiens,  s’interroge également : « Est-il permis de penser que la loi sur “l'interdiction de la fessée” est inutile et même dangereuse ? »

« Éduquer, c'est éveiller à la liberté, mais c'est aussi précisément être responsable d'un être qui n'est pas encore capable de liberté. (…) Quel parent n'a jamais eu recours, pour le bien de sa progéniture, à des formes de chantage et de contrainte physique ? Demain, tous les parents seront hors la loi », sentence-t-il.

« Notre société devrait être faite pour des adultes et ceux qui ont vocation à le devenir. Au lieu de cela, par choix idéologique, elle nous considère tous comme d'éternels mineurs placés sous l'autorité paternelle d'un État qui interdit, surveille et punit », regrette M. Babeau.

Il conclut avec force : « Ne plus rien imposer aux jeunes, ne plus leur permettre de grandir par les cadres qui sont donnés, voilà la vraie violence que l'on fait aujourd'hui aux enfants que l'on renonce à civiliser. »

Nathalie Burckhardt


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