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L’Ukraine, terre d’accueil pour un « magasin international » de bébés nés de la GPA

La Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution (CIAMS) vient d’interpeller le président ukrainien dans une lettre ouverte, après avoir pris connaissance d’une scandaleuse vidéo diffusée par la clinique de GPA BioTexCom de Kiev.

Dans cette missive, l’association dénonce : la clinique « a improvisé une grande crèche (appelée « chambre maternelle » malgré l’absence de mères) dans le hall de l’Hôtel Venezia, où sont hébergés 46 nouveau-nés et nourrissons, âgés de quelques heures à quelques semaines », et ce sans « aucune certitude quant à l’état de santé psychophysique de ces enfants ou quant à leur prise en charge adéquate ».

Les autorités ukrainiennes ont en effet avoué qu’« une centaine de bébés nés de mères porteuses sont bloqués en Ukraine, leurs parents étrangers ne pouvant venir les récupérer en raison de la fermeture des frontières à cause du coronavirus ». D’autres voix se sont alors levées pour condamner cette situation inacceptable.

Parmi elles, les évêques gréco-catholiques d’Ukraine et la conférence épiscopale latine qui se sont exprimés dans un communiqué conjoint, dénonçant la gestation par autrui comme un « phénomène honteux » que les autorités doivent « condamner et interdire ». Les évêques s’insurgent face à cette situation qui relègue chacun des 46 bébés à « un produit acheté que l’acquéreur n’est pas allé chercher ».

« Une telle démonstration de mépris pour la personne humaine et sa dignité, rendue possible par la légalisation de la maternité de substitution, est inacceptable », ont-ils déclaré.

« Aucune circonstance ne peut justifier cette pratique », souligne encore le communiqué, dénonçant ce « mal moral qui cause d’innombrables souffrances et désagréments », reposant sur « le principe commercial d’achat et de vente des fonctions du corps humain ».

« Nous demandons l’interdiction de la maternité de substitution sous quelque forme que ce soit et la garantie d’une garde et d’une adoption adéquates des nouveau-nés », concluent fermement les prélats.

Enfin, pour le Commissaire aux droits de l’enfant du président ukrainien, Mykola Kuleba, cet état des choses « montre une fois de plus l’absence de droits des enfants nés de mères porteuses ».
« La naissance d’un enfant loin de la mère est contre nature. Ainsi, l’Ukraine devient simplement un magasin international en ligne pour bébés », affirme-t-il si justement.

Si la situation perdure, le nombre de nouveau-nés pourrait atteindre presque un millier.

Antoine Béllion

Source : http://www.genethique.org/fr/gpa-un-magasin-international-en-ligne-pour-bebes-selon-le-commissaire-aux-droits-de-lenfant-du-73462#.XsvihWhKjIU

Photo: Capture d’écran YouTube – La maternité de substitution: les bébés attendent leurs parents

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