fbpx
Menu Fermer

Mosquée En-nour de Nice : la complicité de l’État

Dans un article publié le 7 juillet 2019, Valeurs Actuelles nous partage son enquête concernant la nouvelle mosquée de Nice : « Restaurant halal, librairie, salles de cours, d'ablutions et de prière, l'Institut En-nour peut accueillir jusqu'à 1 000 fidèles. Il a ouvert ses portes un mois avant l'attentat de Nice, en 2016, à l'issue d'un bras de fer judiciaire qui l'oppose toujours au maire de Nice, Christian Estrosi. Au cœur de l'affaire : le financement étranger et occulte du lieu. »

Le centre islamique appartient à Saleh al-Shaikh, riche saoudien et…ministre des Affaires islamiques et de la Propagation de la foi d'Arabie saoudite, État religieux wahhabite proche du salafisme qui prône la charia ! En 2002, il avait racheté pour 1,2 million d'euros un ancien restaurant d'entreprise avec l’intention d'y bâtir une mosquée.

En 2012, alors qu'aucune autorisation administrative n'a été délivrée par la Ville, l'Association socioculturelle et cultuelle Nice La Plaine, qui exploite le local, commence le réaménagement intérieur du bâtiment. Coût estimé des travaux : 760 000 euros.

Hostile à l'implantation d'une nouvelle mosquée dans une zone en pleine expansion, le maire de Nice, Christian Estrosi, écrit à Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, en vue d’une enquête sur l'origine des fonds. Une démarche qu'il renouvelle, en 2015, auprès de Bernard Cazeneuve. Aucune suite ne sera donnée.

Pourtant, des éléments troublants accompagnent les travaux de la future mosquée : les devis des travaux réalisés par le centre En-nour montrent qu'une dizaine de sociétés seraient intervenues bénévolement et que certaines n’auraient existé que le temps des travaux ! Pire encore, un mystérieux “ donateur ” lègue 100 000 euros en espèces.

Quant aux liens de la moquée avec l’Islam radical, là aussi l’Etat se voile la face : le centre En-nour a déjà invité Hani Ramadan, interdit de territoire depuis 2017, pour une conférence sur l' “ islamophobie ”. Quant à Mahmoud Benzamia, l'imam de la mosquée, il fut le président de l'Umam dans les années 1990, la branche locale des Musulmans de France, émanation des Frères musulmans. « Personnage équivoque au passé tumultueux et aux proximités diverses », comme le désigne une note de 2013 du renseignement territorial.

Pendant la période des travaux de la mosquée, Christian Estrosi a eu beau adresser un signalement au parquet de Nice pour soupçons d'abus de biens sociaux, fraude fiscale et blanchiment d'argent, l'enquête a abouti à un classement sans suite.

Le maire de Nice s’interroge : « Qu'est-ce qui terrorise autant le pouvoir socialiste d'hier et celui d'aujourd'hui dans le fait de fermer ce lieu de culte ? »

Au-delà de l'impuissance des édiles face au communautarisme, ce cas démontre clairement la complicité de nos responsables politiques.

Guillaume Gattermann


Photo : Capture d'ecran google maps – Nice In-Nour Institute
Source : Mosquée En-nour de Nice : quand l'État se rend complice du communautarisme

Recommandés pour vous

>