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Mozambique : l’Islam radical en pleine expansion

Dans un article publié sur son site internet le 4 octobre 2018, l’organisation catholique AED-France (Aide à l’Eglise en Détresse) dresse un constat alarmant concernant le Mozambique : alors que les musulmans représentent à peine 17,5 % de la population, l’Islam radical se propage fortement, notamment dans le nord du pays.

Avec des conséquences terribles : le 20 septembre, un groupe de Shebabs a attaqué un village de la province du Cabo Delgado, faisant 12 morts et 14 blessés. Ce groupe djihadiste qui prône un islam radical est né en Éthiopie pendant la guerre civile qui a débuté en 1991.

Battu militairement, il a multiplié les actions terroristes. En un an, le groupe a tué une cinquantaine de civils, et l’attaque du 20 septembre est la pire qu’il n’a jamais réalisée dans ce pays. Autre atrocité dont s’est rendue coupable cette organisation : le massacre de l’université de Garissa le 2 avril 2015, où plusieurs membres avaient exécuté 148 étudiants chrétiens.

Tout a commencé quand les Shebabs -« les jeunes » en arabe- se sont implantés dans le pays, puis se sont radicalisés au contact d’un imam étranger. Le chercheur Eric Morier-Genoud, de l’université de Belfast, en Irlande du nord, précise qu’après s’en être pris à l’Etat et à la police, les Shebab « attaquent des civils, décapitent des gens, brûlent des villages, … ».

Pourtant, traditionnellement, la population locale pratiquait peu l’islam, et n’entretenait que des contacts lointains avec le reste du monde musulman.

Actuellement, le phénomène de jeunes prédicateurs musulmans qui partent se former à l’étranger est plus que préoccupant et pourrait avoir des conséquences dramatiques dans un avenir proche.

Qu’attendent les autorités pour réagir ?

Guillaume Gattermann