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Oxford : une bourse réservée aux femmes sacrifié par la dictature de genre

L’égalitarisme a encore frappé. Les autorités académiques de la très vénérable université d’Oxford, riche d’un passé multiséculaire de réflexion, de recherche et d’études, viennent de plier devant les exigences de l’idéologie de « l’égalité de genre », et plus précisément de la loi d’égalité britannique, l’Equality Act.

Le temps de l’intelligence est-il révolu ?

C’est la bourse d’études Joanna Randall-MacIver instituée dans les années 1930 au bénéfice d’étudiantes en doctorat d’arts plastiques, musique ou de littérature qui va être ainsi détournée de sa fin. Elle a été jugée « discriminatoire à raison du genre » par le Conseil de cet établissement d’élite et elle est désormais ouverte, par conséquent, aux candidats de sexe masculin.

L’histoire ne dit pas si Mme Randall-MacIver se retourne dans sa tombe, mais le fait est que ses volontés ne sont plus respectées, vu que le fonds mis sur pied par son mari, archéologue célèbre, après le décès de son épouse, avait pour intention de favoriser les études longues pour les femmes de talent.

Cette ouverture d’une bourse historiquement aux femmes aux candidats mâles est une première dans les grandes universités britanniques, et elle risque par un effet de cascade de s’étendre à d’autres dispositifs du même style. La faculté féminine de Cambridge, Newnham College, pourrait être poussée à souffrir également aux hommes, même si pour le moment on y maintient que l’Equality Act y est parfaitement respecté.

D’anciennes bénéficiaires du Joanna Randall-MacIver junior research fellowship se sont indignées devant la soumission des autorités d’Oxford devant le politiquement correct – même lorsqu’elles y adhèrent à leur façon. Le Pr Elizabeth Cullingford, boursière au cours des années 1970, aujourd’hui première femme à occuper la chaire d’anglais à l’université du Texas, a déclaré : « J’ai le fort sentiment que le fait d’avoir une ou deux choses spécifiques aux femmes ne menace aucune importante structure de pouvoir à Oxford. » Et d’expliquer que si les femmes ont rattrapé les hommes dans de nombreux domaines universitaires, en matière de parité de pouvoir, le compte n’y est pas.

Voilà où mènent les discours contradictoires sur l’égalité absolue et le droit à la discrimination positive, tous deux protégés par la loi : tout s’achève forcément… en crêpage de chignon. C’est la liberté universitaire qui en fait les frais.

Marie Dirix


Photo : La Radcliffe Camera, surnommée Rad Cam ou Radders, se situe au centre de l’université d'Oxford
Source : Oxford ends women-only fellowship after university rules that it breaches equality law: