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« Parent 1 et parent 2 » : des termes absurdes dénués de sens

Ludovine de La Rochère et Albéric Dumont, leaders de La Manif pour Tous, ont écrit une tribune dans le Figaro, publiée le 14/02/2019, en réaction à l'amendement qui prévoit que les formulaires scolaires devront porter les mentions « parent 1 et parent 2 » et non plus « père et mère ».

Cet amendement reprend la loi Taubira qui « considère qu'il est indifférent, pour se marier et fonder une famille, que le couple soit composé d'un homme et d'une femme, ou deux personnes du même sexe. Cette conviction a pour corollaire qu'être un homme ou une femme serait sans conséquence ; et donc que père et mère seraient interchangeables. D'où l'idée que priver sciemment un enfant de père ou de mère n'aurait aucune importance (c'est l'argument : « tout ce qui compte, c'est l'amour »). Et cela conduit à supprimer les termes « genrés » puisque ces derniers renvoient à la différence homme-femme et père-mère », expliquent les deux responsables du comité.

Ils s’inquiètent de ce qui peut suivre en termes de loi : « Dès que l'on déconnecte la filiation de la réalité humaine - à savoir que tout enfant naît d'un homme et d'une femme, a un père et une mère - afin de réaliser un « projet parental » qui réduit le père à une paillette de sperme pour le faire disparaître, pourquoi s'arrêter en chemin ? »

« Après les « parent 1 et parent 2 », nous aurons évidemment un nouvel amendement - demain ou après-demain - pour inscrire le « parent 3 » et le « parent 4 ». Comment est-ce possible ? C'est tout simple : dans le cadre de contrats de co-parentalité dans lesquels des couples homme-homme et femme-femme ont des enfants « ensemble », ou des couples de même sexe avec une personne de sexe différent. C'est illégal aujourd'hui, mais (…) les étapes suivantes seraient la GPA et la multi-parentalité », dénoncent-ils.

Mais la bataille n’est pas perdue : « Heureusement, un certain bon sens reste présent, et se manifeste dans l'ampleur des réactions suscitées par ledit amendement.

Et de fait, la vox populi a raison : un enfant a-t-il un « parent 1 » ou un « parent 2 » ? Non, évidemment ! »

« Ces termes n'ont en réalité aucun sens, aucune réalité : ils ne correspondent à rien. C'est un fait : le déni de la réalité père-mère a de multiples conséquences, dont celle de mener à l'absurde », concluent-ils si justement.

Antoine Béllion


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