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Pétitions : signer, c’est gagner !

     Les amis d’Avenir de la Culture le savent bien, la pétition est une arme régulièrement employée par l’association pour peser dans le débat public. Elle présente en effet une série d’avantages qui méritent d’être rappelés.

     Avant tout, elle constitue un moyen d’alerte et d’information : une pétition est l’occasion de mettre la lumière sur un enjeu que les médias laissent volontiers dans l’ombre et dont le grand public n’aurait pas connaissance autrement.     

17 716 pétitions signées à Mme Taubira en Novembre 2013.

Une telle initiative permet aussi de prendre conscience de notre force. Fréquemment les personnes qui refusent les évolutions catastrophiques de notre époque ont le sentiment d’être les seules à penser de cette façon. Marginalisées par les médias, oubliées par les partis politiques, elles ne bénéficient d’aucune visibilité dans l’espace public et sont donc menacées par le découragement. L’existence d’une pétition est l’occasion pour elles de découvrir que beaucoup d’autres citoyens pensent de la même façon et que si cette partie saine de l’opinion demeurait silencieuse c’est tout simplement parce que nul ne lui avait donné jusqu’alors l’occasion de s’exprimer.

     Une pétition permet également de créer un évènement à partir de moyens très limités : il suffit d’une personne pour la lancer, tout le monde peut la signer et en cas d’échec elle n’affaiblit pas la cause qu’elle souhaite promouvoir, contrairement à une manifestation de rue manquée par exemple.

     Enfin, une pétition a bien sûr un impact sur le destinataire. Une lettre de protestation envoyée auprès d’un élu a déjà une certaine utilité puisque ce dernier est parfaitement conscient que pour une personne qui lui fait connaître sa désapprobation, ou son soutien, il existe probablement des dizaines de citoyens qui pensent la même chose bien qu’ils gardent le silence.  Toutefois, il peut nier que cette lettre soit représentative et justifier ainsi son refus d’en tenir compte. En revanche, quand une lettre est signée, non pas par une seule personne mais par des dizaines de milliers, comme c’est le cas pour une pétition, le destinataire ne peut plus se permettre d’ignorer ce qu’une partie très importante, voire majoritaire, de l’opinion publique attend de lui : il est dos au mur.

Pétition d’Avenir de la Culture contre l’« ABCD de l’égalité

     Même si la pétition ne parvient pas à obtenir ce qu’elle demande, elle permet donc au moins d’alerter, de dissiper l’illusion de l’isolement, de créer un évènement et d’avoir un impact, même relatif, sur le destinataire.  Alors, que dire quand le succès est au rendez-vous ?

 En juin 2014, la pétition d’Avenir de la Culture contre l’« ABCD de l’égalité » qui introduisait la théorie de genre auprès des élèves dès le plus jeune âge, a ainsi été suivi d’un abandon de ce projet par le Gouvernement.  Un an plus tard, à la suite de la proposition de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris de récupérer pour le culte musulman les chapelles et églises vides, l’association a mobilisé près de 500 000 foyers. Depuis, M. Boubakeur a exprimé ses regrets et n’a jamais osé réitérer publiquement sa scandaleuse proposition. Il ne s’agit là que deux exemples parmi les campagnes victorieuses menées par Avenir de la Culture depuis sa fondation. Autant de raisons donc de continuer à utiliser cette arme qui ne manque jamais sa cible. Signer, c’est gagner !

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