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PMA : ils veulent créer des orphelins de pères !

Avenir de la Culture a participé en 2012 aux manifestions contre le projet de la loi Taubira dénaturant le mariage et sera toujours au premier rang de cette salutaire croisade pour la famille.

L’extension de la Procréation Médicale assistée (PMA), aux « couples » de lesbiennes constitue la revendication principale du lobby LGBT depuis l’approbation de la Taubira dénaturant le mariage.

La PMA, c’est-à-dire, concrètement, l’insémination artificielle et la fécondation in vitro, est aujourd’hui réservée aux couples normalement constitués d’un homme et d’une femme qui ne parviennent pas à enfanter. Une telle pratique est déjà en elle-même très critiquable car elle   conduit dans les faits à la suppression de centaines d’embryons et dissocie l’acte sexuel de la procréation, raisons pour lesquelles l’Eglise le condamne.

Mais l’extension de ce pseudo-droit aux femmes refusant l’intervention naturelle d’un homme pour enfanter aurait pour conséquence supplémentaire la création de milliers de petits orphelins, privés de leur père uniquement pour satisfaire les caprices de femmes n’assumant pas les conséquences de leur comportement sexuel stérile. Autrement dit, l’intérêt de l’enfant, qui est bien sûr de connaître son père, serait piétiné au profit d’un « droit à l’enfant ».

Une monstrueuse révolution anthropologique qui ne semble pas faire peur aux amis d’Emmanuel Macron, bien au contraire… Le 23 juillet 2019, La République en Marche a en effet exigé la légalisation et le remboursement par la Sécurité sociale de la PMA pour les couples de lesbiennes et les femmes seules. Deux jours après le parti, ce fut au tour du ministre de la Santé de déclarer sur RTL que le gouvernement appuierait très probablement cette revendication dès l’automne.  Une menace confirmée d’un « on peut y aller » par le Premier ministre lors de son passage dans l’Emission politique du 27 septembre 2019.

M. Edouard Philippe réagissait ainsi à la prise de position du comité consultatif national d'éthique qui a rendu, le 25 septembre, un avis favorable à l'extension de la PMA à toutes les femmes sous le prétexte fallacieux qu’il s'agirait de « pallier une souffrance » qui « doit être prise en compte. » Une décision qui tient pour néant les interventions citoyennes qui se sont exprimées à l’occasion des Etats généraux de la bioéthique, dont la grande majorité ont reflété l’hostilité des Français à une telle loi.

Dans un arrêt du 28 septembre 2019, le Conseil d’Etat a toutefois mis un coût d’arrêt bienvenu à ce délire idéologique en refusant de répondre favorablement à la requête de deux lesbiennes souhaitant bénéficier de la PMA au CHU de Toulouse. La plus haute juridiction administrative française a rappelé que « La différence de traitement (…) entre les couples formés d’un homme et d’une femme et les couples de personnes de même sexe (…) n’est pas contraire au principe d’égalité « et que « le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général ».

Un raisonnement plein de bon sens qui valait aussi pour le mariage. « Il n’y a pas de pire injustice que de traiter également des choses différentes », disait déjà en son temps Aristote.

L’obsession égalitaire qui préside à l’extension de la PMA, devrait logiquement, si cette dernière pratique est approuvée, conduire à la GPA (l’immonde trafic d’utérus et de bébés), puisque les « couples » d’homosexuels masculins ne manqueront pas alors de s’estimer discriminés par le traitement réservé aux lesbiennes.

Puisse le législateur entendre l’avis du Conseil d’Etat, autrement les catholiques devront à nouveau se mobiliser comme leur a demandé Mgr Aupetit, archevêque de Paris, dans un entretien publié par Le Parisien le 29 septembre dernier.  Bien sûr, Avenir de la Culture sera au premier rang de cette salutaire croisade pour la famille.

François Py