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Pour le gouvernement, le commerce compte plus que la religion

Suite à la scandaleuse décision du gouvernement d’interdire la célébration de messes pendant ce deuxième confinement, Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), réagit dans les colonnes du Figaro.

« Un premier constat s’impose, commence-t-il : le recul de la connaissance du catholicisme par les autorités publiques, et le choix historique qui en résulte pour les évêques d’attaquer le gouvernement en justice pour défendre leurs libertés. C’est un changement culturel. »

« Pour le gouvernement, le commerce compte plus que la religion (…). La liberté de culte ne serait plus qu’un aspect de la liberté de réunion et vaudrait moins que la liberté de manifestation qui, elle, demeure autorisée. C’est là une chute considérable car jamais les rédacteurs de la loi de 1905 n’avaient imaginé rabaisser ainsi la liberté de culte », dénonce le spécialiste.

« Le droit international place même cette liberté de religion au-dessus des autres libertés en n’y admettant « aucune dérogation », même « dans le cas où un danger public exceptionnel menace l’existence de la nation et est proclamé par un acte officiel », précise-t-il.

On peut donc en déduire que le droit français ignore le droit international, quand ça l’arrange …

M. Puppinck fustige également « l’excès de pouvoir commis par le gouvernement en décidant quelles cérémonies religieuses peuvent être célébrées dans une église (mariage et enterrement avec 6 et 30 personnes respectivement), à l’exclusion des autres (baptêmes, confirmations, ordinations, etc.), ce qui viole manifestement la loi de 1905 » !!

Des petites concessions ont été cependant admises : « Les fidèles peuvent se rendre dans les lieux de culte situés à plus d’un kilomètre et pour une durée supérieure à une heure (…)» ; « Les ministres du culte peuvent recevoir individuellement les fidèles, se rendre à leur domicile et dans les établissements dont ils sont aumôniers pour y exercer leur ministère », explique le docteur en droit.

Quelles autres actions en justice sont possibles ? M. Puppinck explique que « tout fidèle peut encore saisir le Conseil d’Etat d’un recours en excès de pouvoir contre le décret du 29 octobre 2020 afin que les juges, siégeant cette fois-ci de façon collégiale, tranchent cette question sur le fond. » Mais cela pourrait prendre plusieurs mois.

« En attendant, conclut-il, il demeure possible de déclarer à la préfecture la tenue de manifestations sur les places publiques, pour y réclamer la pleine liberté de culte tout en y célébrant la messe. »

Sur ce même thème, nous vous invitons à voir la vidéo sur la “liberté de culte en danger”, de la chaîne YouTube d’Avenir de la Culture, avec le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=c9FvGer1AfQ&t=64s

N’hésitez pas à diffuser et à vous abonner gratuitement !

Nathalie Burckhardt

Source : https://www.valeursactuelles.com/societe/interdiction-de-celebrer-la-messe-pendant-le-confinement-lexces-de-pouvoir-du-gouvernement-125490

Photo: Capture d’écran YouTube – Manifestation de catholiques place Pey-Berland/Bordeaux – Sud-Ouest

Posted in Divers

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