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Prénoms : vers une société communautarisée ?

Dans sa chronique hebdomadaire au Figaro Vox, publiée le 06/03/2019, Eric Zemmour nous présente un nouvel ouvrage qui vient de paraître : L'Archipel français de Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'Ifop. Celui-ci livre une analyse documentée, chiffrée et précise de l'état de la société française.

Selon le célèbre essayiste, l'analyse des prénoms va révéler ce que dissimulent obstinément nos élites universitaires, politiques, médiatiques à un peuple de moins en moins aveugle.

Une phrase de l'historien britannique John Dickinson illustre cette analyse : « Le prénom est un marqueur culturel. (…) Par voie de conséquence, les transformations de la ‘prénomination’ se présentent à nous comme un élément notable et un indicateur précis des changements vécus par une société. »

Eric Zemmour commente : « Même lorsque les Français se trucidaient au nom de Dieu ou du Roi, ou de la Liberté, ou de l'Égalité, même lorsqu'ils se partageaient entre catholiques ou protestants, blancs ou bleus, bleus ou rouges, catholiques ou laïques, gaullistes ou communistes, ils donnaient à leurs enfants les mêmes prénoms, tirés du calendrier des saints. »

« Car le peuple français était resté, malgré toutes ces divisions, ce « peuple de race blanche, de religion chrétienne et de culture gréco-romaine » dont parle de Gaulle à Peyreffite, au début des années 1960. C'est ce monde-là, cette France-là qui ont été détruits en quarante ans. Et c'est cette destruction - ou plutôt cette dislocation - que révèle l'analyse des prénoms », précise-t-il.

 « Chaque diaspora a sa stratégie d’‘intégration’, reprend Erick Zemmour : 75 % des Asiatiques nés en France ont un prénom français ; 95 % des personnes ayant un nom arabo-musulman ont aussi un prénom arabo-musulman » !

L'Archipel français nous apprend qu’en 2016, Marie représente 0,3 % des prénoms des enfants ; les prénoms musulmans 18,6 %. Ces 18,6 % font en vérité 50 % et plus dans d'innombrables quartiers, banlieues de métropoles mais aussi villes moyennes, jusque dans des départements entiers comme la Seine-Saint-Denis, qui deviennent ce que l'écrivain algérien Boualem Sansal appelle ‘des républiques islamiques en herbe’.

« L'avenir est écrit dans ces chiffres », sentence à juste titre Mr Zemmour.

En conclusion, l’auteur s'oblige à un optimisme de bon aloi : « À l'image des îles d'un archipel, ces populations vivent à l'écart les unes des autres, tout en entretenant bien sûr des rapports entre elles. […] Elles partagent un certain nombre de références communes, ce qui ne serait plus le cas dans une société communautarisée. »

Une société communautarisée qui menace pourtant de s’installer de plus en plus.

Antoine Béllion


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