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Rejet de l’Eglise : la nouvelle mode de la « débaptisation »

Depuis quelques années, un phénomène d’opposition à l’Eglise catholique a vu le jour : la “débaptisation”, à savoir la volonté d'annuler l'acte de baptême effectué à la naissance. C’est ce que révèle une enquête publiée le 10 juillet sur le site de de Valeurs Actuelles.

Sur Internet, plusieurs associations proposent des formulaires à remplir pour faciliter cette démarche de renoncement. Ces partisans de la “débaptisation” appartiennent à des courants divers dont le seul point de convergence réside dans la volonté d'en finir avec l'Eglise catholique en France.

C'est le cas de l'association anarchiste et anticapitaliste Subsociety, qui dispose un “générateur de lettres de débaptisation” nommé Le Debaptisator !! Sur son site, on peut lire ce texte qui en dit long sur les motivations, typiquement anarchistes, des membres de cette association: « Le plus difficile des combats que l’humanité aura à livrer sera de faire reculer la religion (...) La religion reste un des principaux verrous du système de domination, l’athéisme et l’anticléricalisme actifs en sont les seules clés. »

Le site apostasiepourtous.fr quant à lui, va même jusqu'à indiquer toute une série de prises de positions précises - libertaires, individualistes et athéistes- pour accompagner la demande d'apostasie : euthanasie, égalité homme/femme, avortement, célibat des prêtres...

Du côté des statistiques, selon les estimations des quotidiens Libération et Le Monde, le nombre total de “débaptisations” en 2018 en France s'élèverait à 2200 contre 241 il y a dix ans.

Mais pour certains, cela ne suffit pas : ils exigent l'effacement total des registres de l'Eglise. C'est l'un des objectifs de l'association La libre pensée, qui se revendique de gauche, laïque et républicaine et dont ses membres réclament la possibilité juridique de jouir d'un « droit à l'oubli ».

Selon René Lebouvier, icône national du combat pour le « droit à l'oubli », a été jusqu’à poursuivre l’Eglise en justice pour « atteinte à la vie privée » mais la Cour de cassation a donné raison à celle-ci.

Monseigneur Jachier, vicaire général du diocèse de Paris, affirme avec force que « l'acte de baptême ne peut être effacé. C'est un acte historique, comme la naissance vis-à-vis de l'état civil, c'est pourquoi nous préférons parler d'apostasie, qui est le fait de rejeter la foi de son baptême, que de “débaptisation”, qui reviendrait à revenir sur l'acte en lui-même. »

Un acte d’une valeur d’éternité, ineffaçable.

Antoine Béllion


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