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« Sex education » de Netflix : incitation à la débauche sous forme de mode d’emploi

On a vu les panneaux publicitaires fleurir partout dans les grandes villes au début de l'année : la plate-forme de streaming Netflix attirait le chaland avec des posters annonçant le lancement de sa série Sex Education, avec des images d’adolescents, le public visé. La série est à la hauteur du titre, à ceci près qu'il s'agit plutôt d'une déséducation et même d'une incitation à la débauche sous forme de mode d'emploi.

Surfant sur la curiosité des jeunes, les huit épisodes réalisés avec des acteurs britanniques se fait fort d'aborder absolument toutes les questions taboues, histoire qu'elles ne le soient plus. Les premières minutes du premier épisode donnent le ton en montrant un garçon et une fille en pleine activité sexuelle.

Les images sont crues, les dialogues encore plus. On mesurera le caractère profondément pervers de l'entreprise à travers son « pitch » : le héros, Otis Milburn, adolescent boutonneux et mal à l'aise avec les filles, a pour mère une sexologue (Jean Milburn, incarnée par Gillian Anderson des X-Files) qui lui parle de tout. Quand ses camarades de lycée ont des questions gênantes, il a souvent des réponses informées. De fil en aiguille, il devient le conseiller du sexe de ses pairs. Ainsi, sa propre mère est le moteur des épisodes, et cela démarre lorsqu’elle lui demande pourquoi il n’arrive pas à se masturber…

On y parle de tout ce qui a de près ou de loin un rapport avec les changements de la puberté et les relations physiques, avec une dose d'humour calibrée pour retenir le jeune public. Le tout selon les critères de la fausse moralité du jour : se protéger de la grossesse, se protéger des infections sexuellement transmissibles, suffit à vous exonérer de tout mal.

Alors que Sex Education montre des lycéens de manière pratiquement pornographique, l'autre critère contemporain du « consentement » possible entre adolescents dès avant la majorité évite aux réalisateurs d'encourir les foudres de la loi.

Idéologie du genre, justification de l'homosexualité, approbation de tout ce qui « fait plaisir » pourvu que les protagonistes soient d’accord, tout y est. Ce qui explique sans doute l'enthousiasme débridé des médias en vue qui en Europe comme en Amérique du Nord ne tarissent pas d'éloges. Pour Le Monde, c’est « une réjouissante et fine série sur la vie sexuelle des ados » – « pas de quoi traumatiser les parents ».

Tout cela est d’une d’infinie tristesse.

Jeanne Smits


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