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Un musulman turc nommé vice-président des services de renseignements allemands

Une nouvelle stupéfiante nous a été révélée ce 26 novembre 2018 par la journaliste Soeren Kern sur le site « gatestoneinstitute.org » : la chancelière Angela Merkel vient de promouvoir un immigrant turc à un important poste de direction de l'Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz, BfV), les services de renseignement allemands. Sinan Selen, c’est son nom, est un expert antiterroriste né à Istanbul et âgé de 46 ans. Il sera donc le premier musulman à occuper le poste de vice-président dans la communauté du renseignement allemand.

La nomination de Selen a permis à la chancelière Merkel de viser plusieurs objectifs. Premièrement, apaiser le Parti social-démocrate de centre gauche (SPD) qui avait réclamé « davantage "représentants de la diversité" nommés à des postes de direction dans les grandes agences fédérales ».

En deuxième lieu, la nomination de Selen est un geste symbolique en direction de la communauté turque allemande. C’est bien là le plus inquiétant. Car cette décision révoltante est bien une main tendue au président turc Recep Tayyip Erdogan qui pèse de tout son poids pour que l'Allemagne lutte plus vigoureusement contre ses opposants kurdes.

Déjà en mai 2016, le Die Welt avait révélé que Madame Merkel avait - apparemment à la demande d'Erdogan - placé Selen à la tête d'un comité spécial de lutte contre le terrorisme au sein du ministère de l'Intérieur.

A cette occasion, le Die Welt écrivait à juste titre, dénonçant l'influence croissante d'Erdogan sur la chancelière allemande : « Le gouvernement fédéral n'hésite pas à se réorganiser pour complaire aux demandes de la Turquie. Les Turcs ont accepté le principe d'un « nouveau mécanisme commun » de lutte contre le terrorisme, dirigé par Sinan Selen, au sein du ministère fédéral de l'Intérieur ».

Le journaliste de Die Welt conclut  avec une réflexion pleine de bon sens : « (…) qu'un poste aussi prestigieux soit créé pour Selen ne peut avoir qu'une explication : quand les Turcs discutent antiterrorisme avec Berlin, ils doivent penser qu'ils ont un des leurs pour interlocuteur »…

Nos voisins d’Outre-Rhin seraient-ils en train de se soumettre à l’Islam turc ?

Guillaume Gattermann