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Un projet de loi pour soutenir les élèves transgenres

Dans une tribune publiée au Figaro Vox le 25/01/2019, Jean-Baptiste Noé, docteur en histoire, dénonce un projet de loi concernant l’identité du genre à l’école.

Cet absurde projet de loi, dont l’amendement a été déposé par le député LaREM Raphaël Gérard, consiste à demander au personnel scolaire de « respecter et faciliter l'usage du prénom et du pronom » choisis par les élèves transgenres !

Monsieur Noé s’inquiète : « Cet amendement au projet de loi chercherait à satisfaire les élèves trans afin que les pronoms et prénoms féminins ou masculins puissent être apposés selon l'identité de genre à laquelle les élèves se rattachent (...) Que faire alors avec ces personnes quant à l'usage des vestiaires et la répartition des équipes sportives ? »

« Avec un cynisme certain, cette proposition de loi est inscrite dans le cadre plus large de la refondation « d'une école de la confiance » (…) Or, la véritable école de la confiance repose sur la subsidiarité. On peut supposer que des professeurs, qui ont fait de nombreuses années d'études et qui ont une longue expérience des adolescents et des fragilités humaines, peuvent gérer ces cas particuliers et rares en fonction des situations (...) Nulle loi n'est donc nécessaire, simplement la véritable confiance accordée aux personnels éducatifs », fait remarquer très justement Jean Baptiste Noé.

Le docteur en droit insiste : « Les professeurs n'ont nullement besoin de cette énième proposition de loi pour gérer des éventuels problèmes qui pourraient se poser dans leurs classes. Ils ont besoin d'une confiance réelle pour intervenir librement dans leurs établissements (…) Ou alors, n'ayez pas le cynisme de parler d'école de la confiance, mais plutôt d'école de la défiance vis-à-vis des professeurs. »

« C'est considérer surtout que la loi et le ministère doivent tout gérer, tout enrégimenter, sans laisser aucune liberté aux professeurs et aux chefs d'établissement », conclut-il.

Et c’est bien là un véritable danger toujours croissant.

Jusqu’où le gouvernement ira-t-il avec son intrusion perverse dans l’éducation de nos enfants ?

Nathalie Burckhardt