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Un rapport parlementaire sur la radicalisation tire la sonnette d’alarme !

Avec le rapport parlementaire sur « le service public face à la radicalisation », les députés Eric Poulliat et Eric Diard livrent un texte alarmant et plein de lucidité qui devrait être connu de tous. Valeurs Actuelles en a publié quelques extraits, que nous relayons dans cet article.

Selon l’hebdomadaire, le rapport choc a le mérite de révéler sans fausse pudeur les dangers qui pèsent sur le pays face au communautarisme islamique. Armée, police, aéroports, prisons, transports publics… partout l’islamisme fait des adeptes, mettant en péril la sécurité de nombreux citoyens.

Outre ce minutieux travail d’enquête, les deux rapporteurs se sont penchés sur le concept de « radicalisation ». Un phénomène, qui selon la définition du site stop-djihadisme.gouv.fr, est « portée par la volonté de remplacer la démocratie par une théocratie basée sur la loi islamique (la charia) en utilisant la violence et les armes ».

Prenant comme exemple les Français ayant rejoint les rangs de groupes terroristes, le rapport distingue trois types de profils : les « non-radicalisés », « inspirés par des motifs idéalistes, humanitaires et "romantiques" », à distinguer des « radicalisés identitaires », en rupture avec « la société française et les valeurs occidentales », et des « radicalisés politico-religieux », qui ont « la guerre sainte comme projet politique », leur identité étant avant tout internationaliste et musulmane.

Ces différentes trajectoires de radicalisation (…) contiennent les mêmes « indicateurs de basculement », à savoir les expressions visibles du cheminement intérieur : des changements d’apparence physique et vestimentaire, une pratique religieuse hyper-ritualisée, le prosélytisme, l’adoption d’une stratégie de dissimulation ou encore les condamnations pénales et incarcérations.

Face à ce phénomène dangereux, Eric Poulliat et Eric Diard reconnaissent l’impuissance totale de l’Etat sur le contrôle des musulmans radicalisés et expliquent : « On ne peut pas mettre en place une action de "déradicalisation" à proprement parler. Ce terme n’est d’ailleurs pas satisfaisant car il laisse à entendre qu’il s’agirait d’un "abcès dans le cerveau" que l’on pourrait supprimer ».

Autre point important : le rapport invalide très clairement le mythe du facteur psychiatrique, « les djihadistes ne se réduisant pas « aux grands traumatisés dont l’engagement relèverait davantage de la psychopathologie », de même qu’ils « ne se réduisent pas non plus à des individus en situation d’échec ». Selon un rapport de la Fédération française de psychiatrie, « les terroristes n’ont pas une psychopathologie spécifique (…). » Bien au contraire, ils auraient « une santé mentale solide et seraient jugés "normaux" sur le plan psychologique ».

De quoi mettre une bonne fois pour toutes un terme à la culture de l’excuse qui tend à mettre sur le seul compte de la folie ou de l’échec social, l’adhésion à l’islamisme et le passage à l’acte.

Souhaitons que nos dirigeants politiques prennent au sérieux la gravité des conclusions de ce rapport et agissent en conséquence.

Guillaume Gattermann


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