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Une bonne nouvelle pour la liberté d’expression face à l’Islam !

Dans la tribune publiée dans les colonnes de Valeurs Actuelles le 24 décembre dernier, le juriste Grégor Puppinck se félicite de la décision prise par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), annulant la condamnation par l’Azerbaïdjan de deux journalistes très critiques sur l’Islam.

« A l’origine de cette affaire, rappelle Grégor Puppinck, il y a le courage de deux journalistes azéris, Messieurs Tagiyev et Huseynov, qui osèrent comparer l’Azerbaïdjan, l’Islam et l’Europe dans un article  intitulé L’Europe et nous publié en 2006. Ils déduisirent de cette comparaison la supériorité de la culture occidentale, la "stupidité" et la "folie" des philosophes musulmans, et qualifièrent le fondateur de l’Islam de "créature effrayante" en comparaison de Jésus-Christ. » 

Un courage immense quand l’on sait que tout en étant membre du Conseil de l’Europe, l’Azerbaïdjan l’est aussi de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), et donc adhère à la Déclaration des droits de l’homme en Islam, qui soumet la liberté d’expression à la charia !!

« Selon eux [les deux journalistes], poursuit M. Puppinck, l’Islam ne pourra se développer en Europe que par la démographie, mais non par ses qualités propres. Ils furent alors la cible de manifestations publiques et d’une fatwa réclamant leur mort. Les autorités azéris les poursuivirent alors pour incitation à la haine religieuse, et les condamnèrent à trois et quatre ans de prison sur la base d’une "expertise linguistique et islamique" de leur article. » 

Toujours selon la tribune, après 13 mois de détention, les courageux journalistes azéris bénéficièrent d’une grâce présidentielle et purent sortir de prison. Tagiyev fut poignardé par un inconnu en 2011 et paya de sa vie sa liberté d’expression (…) Les deux journalistes eurent le temps de saisir la Cour européenne des droits de l’homme, qui leur donna finalement raison et condamna l’Azerbaïdjan, ce 5 décembre 2019, à leur verser 24 000 euros de dommages. 

Une décision des plus étonnantes, si l’on se souvient de la validation, en octobre 2018, par la CEDH de la condamnation par l’Autriche d’une conférencière pour avoir qualifié Mahomet de pédophile.

« Une chose est sûre : la défense de la liberté d’expression face à l’Islam ne devrait pas être garantie seulement à titre posthume, à ses nombreuses victimes », conclut le célèbre juriste.

Guillaume Gattermann


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