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Vœux de Noël : le silence assourdissant de l’Elysée

Alors que la plupart des chefs d’Etat du monde entier ont adressé leurs vœux à l’occasion de Noël, comme le veut la coutume, ce fut « silence radio » de la part d’Emmanuel Macron.

Le président français a osé faire l’impasse des vœux de Noël à ses compatriotes, prétextant « un contexte social tendu, où de nombreux Français n’ont pu passer Noël en famille », selon un conseiller de l’Elysée, qui justifie la décision du chef de l’Etat : « Emmanuel Macron a privilégié la discrétion ». Une première depuis son investiture en 2017 !  

Lorsque la rédaction de l’hebdomadaire fait observer au conseiller de l’Elysée qu’en France, « fille aînée de l’Église », la chrétienté occupe une place singulière et que Noël aurait mérité davantage d’égards à ce titre, celui-ci tente d’arrondir les angles : « J’entends ce que vous voulez dire mais rassurez-vous, le chef d’État adressera un message d’espérance aux Français lors des traditionnels vœux de fin d’année. » Mais trop tard, le mal -ou plutôt l’absence de bien- est fait et il n’y a pas d’excuse possible.

Parmi de nombreuses autres personnalités, le philosophe et ancien ministre de l’Éducation nationale Luc Ferry a condamné fermement le silence du président de la République : « Emmanuel Macron ne sait pas quoi dire en cette période où, pour la deuxième fois, il met le pays à feu et à sang. S’ajoute à cela chez lui, une incapacité totale à comprendre les ressorts de la France profonde. »

Sur Twitter, le président du groupe RN Bourgogne-Franche-Comté Julien Odoul renchérit : « en refusant de souhaiter Noël aux Français alors qu’il est le premier à célébrer les origines et les croyances du monde entier, Macron a confirmé piteusement son statut de président de la République étrangère. Noël est une fête nationale et une part de notre identité. »

De plus, souligne l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, « si, de fait, aucune règle n’astreint les présidents de la République à adresser chaque année leurs vœux de Noël aux français (…) cette fête intervient cette année dans des circonstances particulières. Le 15 avril, Notre-Dame, joyau de la chrétienté, était ravagé par les flammes. Un spectacle de désolation qui a profondément affecté la communauté des croyants. Ne serait-ce que pour cet événement hautement symbolique, s’adresser aux Français relevait de la décence commune. Quant au calvaire des chrétiens d’Orient, contraints à l’exode sous l’effet combiné d’une instabilité régionale et d’un islamisme conquérant, peut-être méritaient-ils quelque commisération. »

Cette omission volontaire est aussi, hélas, tellement révélatrice de la déchristianisation progressive de notre pays.

Nathalie Burckhardt


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