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Washington : l’université jésuite encourage la délation anonyme pour soutenir des étudiants LGBT

A Georgetown University, prestigieux établissement jésuite de la capitale fédérale des Etats-Unis, on cultive officiellement la susceptibilité extrême. Une récente mise à jour du site internet de la faculté de médecine de la vénérable institution encourage les étudiants à faire de la délation anonyme pour identifier et faire sanctionner les « micro-agressions » contre « les minorités » – mais comme dans La Ferme aux animaux de George Orwell où certains étaient « plus égaux que d’autres », certaines minorités sont mieux protégées. Toute personne se sentant atteinte en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre peut ainsi prétendre faire condamner ses agresseurs.

Il ne s’agit pas ici de passages à tabac ni même d’injures gratuites. La micro-agression, c’est bien autre chose : ce sont des « indignités quotidiennes brèves et banales, verbales ou comportementales, volontaires ou non, qui communiquent des affronts et des insultes hostiles, désobligeantes ou négatives ». C’est leur définition officielle sur le site de l’université de Georgetown. Avouez que le champ est vaste !

A l’égard des minorités sexuelles nommées plus haut, le risque de se rendre coupable d’une telle « micro-agression », même involontaire, est des plus importants. Il suffit qu’un chrétien, un juif ou n’importe quel tenant de la morale traditionnelle affirme sa pensée sur le caractère peccamineux de l’homosexualité, par exemple.

Sous le régime de délation institué par les autorités académiques, le moindre geste laissant de près ou de loin penser à un étudiant « LGBT » qu’il a été mis en cause devrait conduire à demander des comptes, à signaler l’offense à l’équipe enseignante ou mieux, à « l’Office de la Diversité et de l’Inclusion », et à faire prendre des mesures pour que cela cesse.

Selon le scénario proposé parmi les descriptions de micro-agressions théoriques, ce peut être par exemple le fait de poser un diagnostic de séropositivité au virus HIV qui serait au moins partiellement inspiré par le fait qu’un patient est homosexuel. Et ce même si la séropositivité est établie et malgré le fait que plus de la moitié des malades du sida sont des « hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes »…

Le propre de la micro-agression est d’être quasi indécelable, tout entière liée à la subjectivité et à l’hypersensibilité des victimes qui se sentent attaquées en raison de « leur culture, de leur sexe, de leur genre, race ou autre ».

Belle prime à l’imagination !

Marie Dirix


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